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eGovAfrica

Cette page contient des références aux violences basées sur le genre et aux violences sexuelles. Lecture recommandée avec discernement.

Documentation numérique et accompagnement des VBG

Un signalement numérique conforme aux normes des Nations unies pour les violences basées sur le genre dans l'est du Congo.

Photograph of a woman in eastern DRC, with her face deliberately obscured to protect her identity
Identité protégée
  • Égalité entre les sexes
  • Paix, justice et institutions efficaces

Pourquoi cette image est floutée

Les survivantes de violences basées sur le genre ont un droit absolu à la confidentialité. Cette photographie a été prise avec consentement dans l'est de la RDC, mais nous avons délibérément masqué les éléments qui pourraient identifier la personne, afin qu'elle ne puisse pas être reconnue à partir de cette page. Notre système numérique de documentation des VBG applique le même principe par construction : les données des cas sont chiffrées, l'accès est restreint par rôle, conformes aux normes éthiques et de sécurité du Système de gestion de l'information sur les violences basées sur le genre des Nations unies (GBVIMS), et jamais associées à un visage identifiable sur une surface publique.

Le problème

L'est du Congo a été décrit comme le pire endroit au monde pour être une femme. Les violences sexuelles et basées sur le genre y sont massives — utilisées comme arme de guerre, perpétrées par des groupes armés, et tolérées dans de nombreux contextes domestiques. Les survivantes qui parviennent à atteindre un établissement de santé se heurtent à une seconde injustice : des dossiers papier incohérents, incomplets et souvent perdus. Sans dossier digne de ce nom, la fenêtre clinique de 72 heures pour la prophylaxie post-exposition peut s'écouler sans prise en charge, les orientations se perdent en chemin, et la voie judiciaire — déjà fragile — n'a plus rien sur quoi bâtir un dossier. Chaque dossier perdu, c'est une survivante dont la voix a été effacée une deuxième fois.

Notre solution

Le système de documentation des VBG d'eGov Africa s'appuie sur les normes éthiques et de sécurité du Système de gestion de l'information sur les violences basées sur le genre des Nations unies (GBVIMS). Chaque cas est documenté sur une tablette chiffrée par un agent de terrain formé. L'accès est restreint par rôle : seuls le clinicien, le travailleur social ou le partenaire de référencement qui en ont explicitement besoin peuvent ouvrir un dossier. Le système suit l'ensemble du parcours — prise en charge clinique (PPE dans les 72 heures, dépistage VIH, grossesse, IST), accompagnement psychosocial, orientation juridique, et issue du dossier — afin que rien ne tombe entre les mailles des services. Des données agrégées et anonymisées permettent aux autorités provinciales de voir des tendances jusque-là invisibles sur papier : zones de concentration des incidents, profils des auteurs, points de rupture de la chaîne judiciaire. L'identité de la survivante reste protégée. Les preuves, elles, ne le sont pas.

Résultats — ce que disent les données

2 441

Cas de VBG documentés

25+

Sites d'enregistrement

GBVIMS

Norme éthique des Nations unies

PPE < 72 h

Suivi pour chaque cas clinique

Partenariat avec l'Hôpital de Panzi

Le système de documentation des VBG est déployé à l'Hôpital de Panzi, fondé par le Dr. Denis Mukwege, prix Nobel de la paix. Panzi est une référence mondiale dans la prise en charge des survivantes de violences sexuelles et propose une approche holistique incluant soins médicaux, accompagnement psychosocial et appui juridique.

Soutenir les survivantes en RDC

Aidez-nous à étendre la documentation numérique des VBG à davantage d'établissements de santé dans l'est du Congo.

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